Dossier · Lire malgré la vue
Traitement DMLA | Comment préserver sa vision ?
DMLA : Traitement DMLA : quelles sont les solutions les plus efficaces pour stabiliser la maladie et préserver l’acuité visuelle le plus longtemps possible ?
La DMLA — dégénérescence maculaire liée à l'âge — est aujourd'hui la première cause de perte de vision chez les personnes de plus de 50 ans dans les pays industrialisés. En cause : la destruction progressive de la macula, zone centrale de la rétine, souvent provoquée par la prolifération de vaisseaux sanguins anormaux. Si la forme sèche progresse lentement, la DMLA humide peut, elle, entraîner une perte sévère de l'acuité visuelle en quelques semaines seulement. Bonne nouvelle : les traitements ont considérablement évolué. Injections d'anti-VEGF, photothérapie dynamique, thérapies… Ce guide vous explique tout sur le traitement de cette maladie et comment ralentir la progression efficacement. Retour sur les traitements de la DMLA.
Comment traiter la DMLA ?
Face à la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l'Âge), première cause de malvoyance dans les pays industrialisés, tout dépend de la forme diagnostiquée. La maladie touche environ 8 % de la population française — et jusqu'à 25 à 30 % des personnes de plus de 75 ans. Mais qu’est-ce que la DMLA ? Deux formes existent, avec des approches thérapeutiques très différentes.
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Type de DMLA |
Traitement disponible |
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DMLA sèche (atrophique) |
Pas de traitement curatif en France. Supplémentation alimentaire (vitamines, antioxydants) et aides visuelles (loupes, dispositifs grossissants) |
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DMLA humide (exsudative) |
Traitements actifs disponibles : injections intra-vitréennes d'anti-VEGF, photothérapie dynamique, laser chirurgical |
Si la DMLA sèche ne bénéficie d'aucun traitement curatif à ce jour en France, la DMLA exsudative, elle, peut être prise en charge efficacement — à condition d'agir vite.
- Pas de traitement curatif disponible en France
- Supplémentation : vitamines C & E, zinc, lutéine, zéaxanthine
- Aides visuelles : loupes et dispositifs grossissants
- Objectif : ralentir la progression, pas guérir
- Injections anti-VEGF : traitement de référence
- Molécules : ranibizumab, aflibercept, brolucizumab, faricimab
- Photothérapie dynamique (PDT) : alternative aux injections
- Laser chirurgical : pour les néovaisseaux périphériques
Quels traitements pour la DMLA humide ?
La DMLA humide se caractérise par la prolifération de néovaisseaux anormaux sous la rétine, pouvant entraîner une perte de vision centrale en quelques semaines seulement. Heureusement, plusieurs options thérapeutiques existent aujourd'hui.
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Les injections intravitréennes d'anti-VEGF, le traitement de référence
Les injections intra-vitréennes consistent à injecter directement dans l'œil un médicament bloquant le facteur de croissance VEGF, responsable de la formation des néovaisseaux pathologiques. Résultat : les vaisseaux anormaux régressent, l'œdème se résorbe et l'acuité visuelle s'améliore. Pour être efficace, ce traitement doit être débuté dans les 10 jours suivant le diagnostic. En phase initiale, le protocole prévoit généralement 3 injections à un mois d'intervalle, puis un suivi adapté.
Les principales molécules anti-VEGF utilisées : ranibizumab (Lucentis®), aflibercept, bevacizumab, brolucizumab (Beovu®), faricimab.
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La photothérapie dynamique (PDT), l'alternative
Lorsque les injections intra-vitréennes sont contre-indiquées ou insuffisamment efficaces, la photothérapie dynamique prend le relais. L'ophtalmologue injecte par voie intraveineuse un colorant photosensibilisant, la vertéporfine, qui se fixe dans les néovaisseaux anormaux. L'œil est ensuite exposé à un laser infrarouge pendant une dizaine de minutes : en réagissant avec le colorant, il provoque l'obstruction des vaisseaux. Plusieurs séances sont souvent nécessaires. -
Le laser chirurgical, en complément
Le laser chirurgical reste une option dans certains cas spécifiques, notamment pour les néovaisseaux situés en périphérie de la macula. Il est aujourd'hui beaucoup moins utilisé depuis l'avènement des traitements de la DMLA par anti-VEGF, qui offrent de meilleurs résultats avec moins de risques de cicatrices rétiniennes.
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Quels sont les effets des traitements ?
Soyons clairs d'emblée : aucun traitement de la DMLA ne guérit définitivement la maladie. La majorité des thérapies disponibles permettent avant tout de ralentir l'évolution de la pathologie, parfois de la faire régresser — mais pas de l'éradiquer.
Pour les injections anti-VEGF, les effets sont néanmoins significatifs : assèchement de la rétine, disparition de l'œdème et, dans la plupart des cas, amélioration de l'acuité visuelle. La vision centrale, souvent menacée par la perte de vision progressive liée aux néovaisseaux, peut ainsi être préservée, voire améliorée.
Du côté de la photothérapie dynamique, l'obstruction des néovaisseaux permet une stabilisation de l'acuité visuelle sur plusieurs années, moyennant plusieurs séances répétées.
💡 L'efficacité des traitements repose avant tout sur la rapidité du diagnostic. Plus la prise en charge est précoce, meilleures sont les chances de préserver la vision.
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Comment stopper l'évolution de la DMLA ?
Il est tout à fait possible de freiner l'évolution de la DMLA, à condition d'agir avec méthode. Voici les étapes clés :
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Consulter rapidement. Dès les premiers signes (déformation des lignes droites, baisse de la vision centrale), réalisez le test d'Amsler et prenez rendez-vous sans attendre chez votre ophtalmologue.
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Débuter le traitement dans les 10 jours. Pour la DMLA humide, chaque jour compte. Le traitement doit impérativement être initié dans un délai inférieur à 10 jours après le diagnostic pour maximiser la progression de l'atteinte rétinienne.
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Assurer un suivi rigoureux. Les injections intravitréennes se déroulent en 3 séances initiales à un mois d'intervalle, puis selon un protocole adapté. À noter : elles ne peuvent être réalisées qu'en l'absence d'atrophie cellulaire.
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Adopter une hygiène de vie adaptée. Pour la DMLA sèche, des compléments alimentaires riches en vitamines et minéraux (zinc, lutéine, zéaxanthine, vitamines C et E) constituent un traitement préventif reconnu pour ralentir la progression de la maladie.
- Lignes droites déformées ?
- Baisse de la vision centrale ?
- Réaliser le test d'Amsler
- Rendez-vous chez l'ophtalmologue sans attendre
- DMLA humide : chaque jour compte
- Délai impératif : moins de 10 jours après diagnostic
- Maximise la préservation rétinienne
- 3 injections initiales à 1 mois d'intervalle
- Puis protocole adapté à l'évolution
- Impossible si atrophie cellulaire présente
- Compléments alimentaires recommandés
- Zinc, lutéine, zéaxanthine
- Vitamines C et E
- Ralentit la progression de la DMLA sèche
Quels sont les risques des injections ?
Les injections intravitréennes sont considérées comme un traitement indolore, réalisées sous anesthésie locale, elles ne durent que quelques secondes. Mais comme tout acte médical, elles comportent des effets secondaires qu'il convient de connaître.
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Effets bénins (transitoires) |
Effets graves (rares) |
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Petites taches visuelles mobiles dans le champ visuel |
Endophtalmie (infection oculaire) |
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Léger saignement de la conjonctive |
Décollement de rétine |
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Sensation de brûlure ou de démangeaison |
Hémorragie vitréenne |
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Larmoiement passager |
Augmentation de la pression intraoculaire |
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Disparaissent en quelques jours |
Cataracte traumatique |
Les complications possibles graves restent toutefois exceptionnelles. Les professionnels de santé s'accordent à dire que le risque d'endophtalmie — infection oculaire sérieuse — demeure très faible à l'échelle des injections pratiquées chaque année. Un faible risque cardiovasculaire systémique, lié au passage sanguin résiduel des médicaments anti-VEGF,existe également, mais il reste très limité.
⚠️ Vigilance : après chaque injection, signalez sans délai à votre médecin tout symptôme suspect (douleur oculaire, rougeur persistante ou vision trouble) qui pourrait évoquer une complication possible.
Si vous souhaitez aller plus loin, découvrez comment continuer à lire avec la DMLA.
Quels sont les nouveaux traitements contre la DMLA ?
La recherche médicale autour de la DMLA avance à grands pas. De nouvelles molécules et des traitements innovants viennent élargir l'arsenal thérapeutique disponible.
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Brolucizumab (Beovu®). Ce nouvel anti-VEGF permet d'espacer significativement les injections : jusqu'à 12 semaines entre deux séances, contre 4 à 8 semaines pour les traitements classiques.
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Faricimab. Plus innovant encore, ce médicament anti-VEGF agit sur deux cibles simultanément : le VEGF et l'Ang-2 (angiopoïétine-2). Ce double blocage permet lui aussi d'allonger les intervalles entre injections, réduisant la contrainte pour les patients.
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Pegcetacoplan. Premier traitement innovant de la DMLA atrophique (sèche), cet inhibiteur du complément a été autorisé aux États-Unis en 2023. Il semblerait ralentir la progression de l'atrophie rétinienne. Il n'est pas encore disponible en France à ce jour.
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Thérapie génique et implants. La thérapie génique et les implants oculaires à libération prolongée font l'objet d'une recherche médicale très active, avec l'ambition de réduire encore davantage la fréquence des injections, voire de traiter les causes profondes de la DMLA dégénérescence maculaire à long terme.
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